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Introduction

Le Boa est un prototype construit par la RATP à partir de caisses de MF77, destiné à concevoir le métro du futur. Il a été mis en service en 1985 puis abandonné en 1993 avant d'être ferraillé en 1999.
Le Boa était destiné à expérimenter plusieurs innovations, comme l'intercirculation entre les voitures, l'informatique embarquée, les moteurs asynchrones et les essieux orientables pour réduire les crissements dans les courbes.

Histoire

En 1983, la RATP a enfin réussi à éradiquer les dernières rames Sprague-Thomson après trente ans de gros investissements.
La RATP a donc quelques années pour expérimenter ce que serait le métro du futur, pour remplacer les matériels comme le MP55, le MP59 et surtout le MF67.
Elle cherche des solutions à plusieurs questions, comme l’inégale répartition de voyageurs dans le train, ceux-ci se concentrant dans les voitures d’extrémité et de la place reste donc vide, ou bien le bruit et l’usure provoquée par les bogies sur fer (les bogies sur pneus n’étant pas impliqués par ce problème).

La construction et le début du BOA

Il est construit en 1985. Il est composé de trois voitures de 10 mètres environ, à base de deux caisses d’un MF77 accidenté et d’une caisse neuve.
La RATP a donc construit un métro révolutionnaire pour l’époque, nommé BOA pour ses caractéristiques. Il innovait par son architecture à intercirculation totale, des soufflets en caoutchouc et métalliques reliaient les voitures entre elles.
Il comportait aussi de l’informatique embarquée à bord pour réguler les chaînes de traction par exemple.
Enfin, il ne possédait pas des bogies classiques mais des essieux orientables à moteur asynchrone, ceux-ci étant beaucoup plus légers qu’un bogie, et ne crissent plus dans les courbes.
Les essais furent concluants, et le BOA est retourné à l’atelier de Vaugirard un an plus tard pour continuer les essais.

L'apogée

Après sa modification, il est maintenant composé de quatre caisses et comporte désormais quatre caisses pour pousser les tests des soufflets, trois modèles étant proposés : le Faiveley en boudins de caoutchouc, le Bombardier métallique avec des sièges à l’intérieur, et le modèle Alsthom métallique avec des sièges et des fenêtres.

Il a commencé des tests avec voyageurs fin 1990 sur la ligne 5. Il était limité aux heures creuses à cause de sa faible longueur. Il a terminé sa carrière commerciale en 1993.

La fin

Ses tests étant terminés, il ne servait désormais plus à rien. BOA a été abandonné par la RATP dans le raccordement avec les lignes 7 et 10 à côté de la station Monge. Il se trouvait à côté de nombreuses caisses Sprague-Thomson elles aussi abandonnées. Il a été tellement tagué qu’il était inutilisable et a été ferraillé en 1999.

Son influence

Ses caractéristiques ont directement inspiré la série de matériels suivante, le MF88. Ce dernier a hérité de l’intercirculation intégrale de type Faiveley à boudins en caoutchouc, son design de caisses galbé, l’informatique embarquée et les essieux orientables à moteur asynchrone. Seul les essieux orientables ont été un échec sur cette série, leur maintenance et l’usure des voies sont beaucoup trop élevés. Cette innovation du BOA n’a pas été reprise sur les matériels suivant le MF88.
Ses successeurs, le MP89 et le MF01, possèdent eux aussi les soufflets d’intercirculation, les moteurs asynchrones et l’informatique embarquée. Le BOA a donc parfaitement rempli sa mission de prototype expérimental.